Les vacances avec des petits ou comment se contenter de (très) peu

Nous sommes partis pour la première fois à 5 en mode « vacances » à l’Ascension. Nous avons survécu et même pas mal profité (merci la A. Family!)

image

Les premières vacances avec Fériel en 2011 avaient été un choc. Elles ont duré 5 jours, dont 4 de pluie, et écourtées de 10. De cette triste expérience, nous avons tiré plusieurs leçons:

– Partir dans un endroit avec soleil garanti. Sinon, on se regarde dans le blanc des yeux dans un 40 m2 et on finit par se pendre (avec un bébé, pas de cinéma, pas de parc de jeux, pas de bibliothèque…)

– Partir dans un endroit où il y a tout sur place et notamment une piscine. Parce que quand nous sommes enfin prêts à partir à 11h30, mais que mince, les heures les plus chaudes de la journée vont commencer et nous ne sommes pas des irresponsables ou zut, on va se taper les bouchons pourquoi tout le monde part toujours en même temps, nous sommes bien contents que la piscine de la location nous regarde de ses beaux flots bleus. Elle, au moins, ne nous lâchera pas.

– Partir, si possible, avec un relais grand-parental quand il y a un nouveau né. Ainsi, nous ne sommes pas obligés d’attendre les siestes des petits et le DVD des grands pour nous jeter désespérés dans la piscine où, pour une fois, nous n’aurons à faire ni le requin, ni la baleine, ni la bouée humaine, mais juste à nous prélasser sur un matelas.

imageUn plaisir simple de la vie, dont l’occurrence et la durée diminuent dangereusement d’années en années et proportionnellement au nombre d’enfants, jusqu’à leurs 16 ans minimum.

– Rester humble et modeste. En guise d’excursion, nous avons appris à nous contenter d’un trajet de 5 kilomètres pour manger une glace dans un village typique. Rien qu’à ça, nous avons l’impression d’avoir réussi nos vacances.

– Nous savons maintenant que nous passons en dernier et ravalons notre impatience. Parce qu’avec des petits, toute baignade, tout loisir se mérite. Mais oui. Avant de penser à tremper nos pieds dans l’eau accueillante et rafraîchissante, avant d’ouvrir un bon bouquin à l’ombre d’un pin ronronnant de cigales, nous devons passer par la case crème solaire-chapeau-lunettes-bouées-pipi-goûter-sable dans les yeux-fourmi sur la serviette, si bien que quand nous sommes nous-mêmes enfin prêts, soit le soleil s’est barré, soit l’envie nous est passée.

– Évidemment, nous faisons le deuil des trails, accro branche et autres jet-skis. A la place, nous prévoyons zoo et carrousel du village.

image

Les classiques. Frissons garantis.

Et encore, nous avons de la chance, nos filles adorent manger au restaurant. Malheureusement, les établissements de fruits de mer et spécialités locales sont bannis. Nous visons obligatoirement ceux qui proposent de la haute gastronomie telle que spaghettis, pizzas ou frites.

image

On n’est presque plus obligé de demander le menu tellement on maîtrise la gamme.

Tout ce descriptif est évidemment valable pour le ski, où nous n’allons jamais, mais où, selon les témoignages d’amis, parvenir aux pistes avec ou sans enfants peut faire varier le timing du simple au triple.

Les vacances avec les petits, c’est faire le deuil de l’égoïsme saisonnier.
On comprend mieux pourquoi cette composante rentre systématiquement dans l’argumentaire des parents qui veulent « s’arrêter là ».
Du reste, cette philosophie du minimum forcée a ses bons côtés: l’obligation de « rentabiliser » les vacances a disparu. Désormais, nous prenons davantage le temps de savourer des journées qui s’écoulent de plaisir simple en plaisir simple, et de retrouver l’essence du mot partage.

image

 

4 réflexions sur “Les vacances avec des petits ou comment se contenter de (très) peu

  1. Coco dit :

    Et dire que le 40m2 sous la pluie c’était notre quotidien en région parisienne… On aurait pu se pendre des dizaines de fois!:-(
    On est bien content d’avoir troqué ça contre 94m2 au soleil (bon pour la piscine, il faudra encore patienter un peu…)
    En tout cas, je me suis vue dans ta description (de tout l’attirail pour aller se baigner) et ça m’a fait sourire. Nous on a finalement opté pour le sac de rando fourre tout ( on a l’air de faire un trek dans les fins fonds de la Thailande mais au moins on a tout avec nous et le sac est toujours préparé, prêt à être dégainé)!
    Allez sur ce, bonne baignade à vous.

    J'aime

    • LafamilleB dit :

      Oui mais en RP tu avais tout ton confort pour te dépanner les jours de pluie! Quand t’as embarqué 2 hochets et 3 pauvres livres tu pleures! 😂
      Tu m’étonnes que le sac soit toujours prêt chez vous! Et oui, on peut dire qu’une virée à la plage, c’est presque comme un treck en Thaïlande, il y a même la tente (anti-UV!)!

      J'aime

  2. MARINE N dit :

    Que c’est vrai mais que c’est vrai… Tout me parle….et pourquoi en vacances, il y a forcément une journée de pluie…qui vient plomber le moral des troupes et te renvoyer en pleine face que non un hochet et un livre ne feront pas l’affaire 😦
    L’idée d’avoir un peu de relais j’avoue que je n’y ai pas encore songé car j’apprécie beaucoup de nous retrouver tous les 4…loin de notre quotidien.

    J'aime

    • LafamilleB dit :

      C’est certain qu’il faut bien s’entendre avec ses parents ou ses beaux-parents…nous le faisons pour la 2ème fois et j’avoue que la première fois ça avait été très très appréciable! Tout le monde est plus cool!
      Mais nous ne le faisons que l’été qui suit la naissance du dernier en date 😅

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s