Stupeur et égarements

Petit bilan de cette reprise et de cette première période de classe qui ont été lisses et réussies en apparence, mais douloureuses et mouvementées psychologiquement.

La rentrée et la reprise ont été pour moi un choc énorme dont j’ai mis 4 semaines à me remettre: reprise du rythme, perte de repères, relations froides (oserais-je glaciales?) avec la plupart de mes collègues. Moi qui étais habituée à la chaleur humaine quotidienne, aux bonjours, aux sourires, aux nouvelles, aux anecdotes, aux échanges, j’ai eu l’impression d’errer comme une âme en peine pendant des dizaines de jours.

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Résultat: j’ai fait une « crise » existentio-professionnelle. Je regrettais tout. J’ai regretté ma mutation. J’ai voulu démissionner. Comme ça. Du jour au lendemain. Mais pas de manière légère. J’ai vraiment voulu démissionner. J’ai même contacté les syndicats et j’étais à deux doigts de prendre rendez-vous à pôle emploi. J’ai regretté mon mi-temps. J’aurais voulu ne pas reprendre du tout. J’étais incapable de savourer ma chance de ne travailler que 2 jours, ce qui énervait passablement Hamid.

Mais surtout, surtout: j’ai cherché une porte de sortie. Ou plutôt toutes les portes de sortie. Ma déprime s’est transformée en fureur triste. Il fallait que je me sorte de cette profession. Pendant 4 semaines, elle m’a fait horreur. Tous les jours, je disais à mon mari:

Pourquoi j’ai fait ce métier? Qu’est-ce que je fous là? J’aurais jamais dû reprendre. J’étais bien avec mon bébé. Pourquoi j’ai fait ce métier?

Pourtant, les journées se passaient et se passent très bien en classe et avec mes élèves. Il y avait un décalage manifeste entre mon quotidien qui n’avait rien d’un cauchemar et mon ressenti personnel et profond. Ce décalage, je l’incarnais d’ailleurs parfaitement: souriante, affable avec mon entourage professionnel, j’étais à demi-morte à l’intérieur. Le mot qui m’est venu le plus souvent à l’esprit ces dernières semaines est: absurde. Absurdité des conditions de travail et des dysfonctionnements. Absurdité de relations qui pourraient être agréables mais qui ne le sont pas, sans que je puisse vraiment définir pourquoi. Absurdité de ma présence dans ces lieux.

Avec Hamid, nous avons étudié toutes les pistes, des heures durant. J’ai envisagé tous les métiers, d’ébéniste à orthophoniste. J’ai appris qu’en réalité, dans l’Education Nationale, nous sommes  totalement ferrés. Prisonniers.
Congé de formation? Valable uniquement si l’on veut retravailler dans l’Education Nationale. Si vous voulez vous former pour changer de branche, vous n’aurez pas un kopeck. En outre, chaque année de formation vous rend redevable de 3 ans à l’administration. Je vous laisse calculer. L’indemnité de départ volontaire? Il faut créer une entreprise et en prouver l’exercice, et même dans ces conditions l’indemnité n’est pas toujours versée. On a calculé qu’une reprise d’études sur 5 ans nous coûterait la bagatelle de 90 000 euros. Impossible de les financer. Même une démission peut être refusée pour « nécessité de service ».

J’ai vu ma psy. J’ai beaucoup pleuré. Ça faisait longtemps. Je ne savais plus où j’en étais. Je ne savais plus ce que je voulais. Et cette phrase, toujours: je ne savais plus ce que je valais. J’ai mis plusieurs jours à me remettre du rendez-vous, j’étais bouleversée.

Je me suis ouverte à ma collègue fraîchement arrivée comme moi, rapidement et dans les grandes lignes. Elle m’a répondu, avec un petit sourire triste, une chose qui m’a glacée: « Livia, c’est parce que tu es jeune. Tu verras, ça va te passer ». Autrement dit: Je l’ai vécu moi aussi, et j’ai fini par me résigner. J’ai senti dans cette phrase tellement d’expérience, d’occasions manquées, de renonciation, que je n’ai rien répondu, comme stoppée par un coup de fusil en plein vol.

Et puis, j’ai franchi un cap, un évènement m’y a aidée, et je suis passée à un état quasi-miroir du précédent. Pas acceptation. Pas résignation. Mais une sorte d’apaisement, comme un quai où je prendrais le temps de m’arrêter entre deux voyages.

J’ai commencé à apprécier ma liberté d’être 2 fois moins souvent au travail qu’ailleurs.
Je prends les jours comme ils viennent. J’ai toujours l’impression d’être parachutée le lundi matin, dans un lieu, au milieu de gens qui ne me concernent absolument pas. Comme si j’étais là provisoirement. Et pourtant, je suis condamnée à rester, ayant perdu la moitié de mes points. C’est d’ailleurs ce que disent toutes mes collègues. Toutes condamnées à rester. Cela vous laisse entrevoir l’ampleur du malaise. Mais ça ne m’affecte (presque) plus. Étonnamment, c’est dans l’ultra-concret de ma classe que je trouve le plus de satisfactions. C’est pour ma classe que je m’investis.

Je ne vais plus chercher d’échappatoire. Pour l’instant. Je vais savourer la chance immense de pouvoir prendre du temps pour mes enfants, pour moi, pour mon mari. De faire un métier qui, à défaut de m’épanouir, ne me rend pas malade de stress. Je verrai bien, dans deux ans, quand mon mi-temps prendra fin, ce que je ferai, où j’irai.

Je vous raconterai bientôt comment mon blog, vos lectures, vos réactions, vos messages privés de soutien ou d’admiration ont été et sont pour moi une source tranquille et évidente de bonheur et d’accomplissement: il n’y a pas d’autres mots.

J’ai décidé de me laisse porter par ce que je suis en train de réaliser, pour essayer de réussir à vivre au présent, d’arrêter de me projeter sans cesse dans l’après ou de vouloir revivre le passé. Vaste programme, de quoi remplir allègrement le mi-temps qui me tend les bras. 

Photo: Stupeur et tremblements, 2003, d’après Amélie Nothomb

18 réflexions sur “Stupeur et égarements

  1. Lucie L. dit :

    Effectivement en te lisant régulièrement, on ne peut pas se douter que c’était si dur pour toi.

    Comme je te l’ai déjà dit dans un précédent commentaire, ma fille est née début aôut et comme c’est un 3ème enfant le congé maternité m’emmène jusqu’à début décembre d’autant plus que la demoiselle est née avec une semaine de retard j’ai donc encore grapillé 1 semaine de congé!! Et malgré ce long congé mater, je ne me voyais pas du tout reprendre en décembre,en pleine fin de période , avec la préparation du spectacle de Noël, du petit cadeau de Noël, ma belette si petite (même si elle aura 4 mois…), en plein hiver: partir le matin dans le noir, revenir le soir dans le noir, l’impression de passer ma vie dans ma classe… Alors nous avons fait le choix d’un congé parental de 6 mois, C’est sur que financièrement ce ne sera pas la même chose.. mais pour une fois, je peux faire les allées et retour des garçons dans leurs classe, je peux même leur éviter quelques repas à la cantine (mais pas tous les jours non plus!!! On se comprend!!), je peux accompagner à quelques séances de sport en mettant ma puce chez papi et mamie. Bref,je peux profiter de faire ce que je ne peux jamais faire habituellement et surtout notre vie est beaucoup moins speed qu’elle ne le sera plus tard et j’ai pleinement l’impression de profiter de ma toute petite. Nous pensons que cela vaut pleinement le sacrifice financier que nous faisons.

    Le retour à l’école me fait bien évidemment peur mais dans mon cas, ce qui me rassure, c’est l’équipe qui m’attend. Bien plus que des collègues ce sont des amies, on se suit depuis notre co-voiturage en formation. Je sais que je retrouverai chaleur et sourires en rejoignant ma classe.
    Je pense de toute façon que je ne ferai pas ce métier toute ma vie,et que je vivrai moi aussi d’autres grandes périodes de remises en questions…
    Bon courage à toi!

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    • LafamilleB dit :

      Merci pour ton commentaire Lucie. J’ai énormément regretté de ne pas avoir pris de congé parental. Mais de toute façon, c’est provisoire, que ce soit pour 6 mois ou 2 ans, cela ne fait que repousser le problème, même si tu as tout à fait raison: en attendant, on profite et on court moins. J’aurais perdu mon poste aussi…
      Je connaissais l’importance des collègues. Je savais que ce serait difficile. Mais pas à ce point. Mais de toute façon, toutes mes anciennes collègues vont être amenées à bouger, donc je regrette quelque chose qui n’est et ne sera plus. Ca ne sert à rien. Je me prends à rêver d’un monde idéal avec mes élèves actuels et mes anciennes collègues réunis dans un même établissement…On me dit qu’on ne peut pas tout avoir…et pourtant, ça doit bien exister.
      Profite à fond de ce congé parental, profite de cet hiver au chaud (comme je te comprends), profite de ta poulette, c’est génial de pouvoir le faire, je suis sûre que le sacrifice financier en vaut la peine!

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  2. Madame Bobette dit :

    Je comprends que tu aies pu ressentir ce malaise… J’espère que depuis, tu vas quand même mieux et que ces 2 jours au boulot ne sont pas si horrible que ça. Tu vas finir par retrouver un équilibre. Bon courage à toi 🙂

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    • LafamilleB dit :

      Merci pour ton commentaire. Oui, on peut dire que ça va mieux, je fous la paix à mon mari le soir!! Mes journées ne sont pas horribles du tout. N’importe qui les verrait de l’extérieur aurait l’impression que tout va bien. Et objectivement, tout va bien. Rien de grave. Le ressenti est interne et bien-sûr, très profond, pour que ça me mette dans ces états. Je pense que je suis sur la voie de cet équilibre. J’espère.

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  3. Adeline dit :

    C’est difficile de retrouver ses repères, s’habituer à de nouvelles personnes, de nouveaux lieux, de nouvelles façons de faire. Pour ma part, même si mes collègues me manquent, j’apprécie le calme et le sérieux des élèves, ce qui faisait grandement défaut dans mon ancien établissement. Et comme je passe peu de temps sur le collège en dehors de mes heures de cours cette année car j’ai un emploi du temps un peu curieux, je me trouve bien plus zen. Comme tu dis, vivons le présent, on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Et bonnes vacances 😉.

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    • LafamilleB dit :

      Moi aussi j’apprécie mes élèves. Quel changement. Je les embrasserais presque. Mais ça ne compense pas. Comme tu dis, c’est normal de mettre du temps à s’adapter et je peux donner l’impression de tout jeter aux orties trop rapidement. Mais le malaise et le mal-être sont palpables, ils m’ont été verbalisés à plusieurs reprises…tout ça ne respire pas le bonheur et la joie de vivre…
      Je suis contente que ça se passe bien pour toi, j’ai d’ailleurs pensé à toi en rédigeant cet article (et à d’autres!)! Et OUI, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, j’en parlais encore à ma psy ce matin: je pourrais me faire écraser dans 15 jours, ou déclencher un cancer dans 9 mois, et j’aurais gâché mon temps à me projeter sur un hypothétique métier futur…
      Je suis à mi-temps, je vis, et…je suis en vacances!!! Alors hauts les coeurs!

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  4. mamande4fr dit :

    Je trouve ça tres sain de se poser ces questions et d’avoir ces doutes. Cela permet de refaire le point sur nos priorités et d’avancer, même si c’est douloureux de passer par la. Il faudrait qu’on soit tous capables de le faire !
    J’espère que les vacances de la Toussaint te feront du bien et te reboostera pour la suite !

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  5. Carole dit :

    Oh je trouve ça dommage de lire ça, tu avais l air de placer tant d espoirs dans cette petite école de briques rouges. ..
    La remise en question professionnelle je comprends bien. .le moment où on se demande ce qu’ on doit là, où on va et à quoi on sert. J ai donné aussi , puis comme disait ta collègue, arrive un moment où on accepte : on est utile là où on est ( le fait que tu apprécies ta classe et que tu aies eu des retours positifs des parents le prouve), on serait pas forcement mieux ailleurs (travailler 2 jours reste royal! Je suis à 3 jours , pourtant avec des horaires boiteux, des déplacements de fou et pas de vacances et je sais quand même que ce serair pire ailleurs!😂on accepte, quoi..), alors on prend les choses comme elles viennent..
    Le besoin de passer du temps en famille aussi je comprends. .je suis passée par la case congé parental à chaque fois, pas des années un minimum pour profiter des 1ers mois de chaque enfant et je ne regretterai jamais ce sacrifice financier. Le temps partiel reste un bon compromis mais sache que tu peux toujours prendre un congé parental, d ici les 2 ans de Réjane…tu peux y prétendre même si tu as repris entretemps. Mais ce serait délicat vis à vis de l école et j imagine que ce n est pas ce qui rechaufferair vos relations.
    D ailleurs c est ce point qui me surprend : je ne connais pas ton metier de l intérieur mais ça ne me semble pas être un milieu de requins ..mrme si j ai cru comprendre que ton directeur jardinier n était pas le roi des rigolos, vous êtes sur le même plan, t’es collègues instit et toi, pas de concurrence ? J ai du mal à comprendre comment on peut côtoyer quelqu’un depuis plus d un mois sans l intégrer au groupe ( si tant est qu’ il y en ait un..), sans créer une quelconque forme de complicité .
    J espère que la relation évoluera, au moins avec cette nouvelle collègue avec qui tu parles un peu plus, par ce qu’ effectivement, ce doit être pesant..

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    • LafamilleB dit :

      Côté élèves ça répond tout à fait à ce que je cherchais. Côté collègues je ne m’attendais pas à un miracle…mais pas non plus à ne pas avoir ni bonjours ni sourires de certaines. Je sais que chaque métier a sa part d’ombre. Je sais qu’aucun métier ne me permettrait d’être autant présente pour ma famille. Pour le congé parental je ne savais pas que j’avais le droit d’en prendre un « en plein milieu ». Je vais sérieusement y réfléchir pour l’année prochaine. Le problème? (Qui n’en est pas forcément un…) Je perdrais mon poste. Pour 6 mois, et après avoir utilisé tous mes points pour être à 5 minutes de la maison, c’est cher payé.
      Moi non plus je ne comprends pas Carole comment on peut être aussi désagréable et froid au quotidien. Il n’y a effectivement aucune concurrence, mais aucune bienveillance non plus. Voire de l’indifférence. Et nous savons tous que l’indifférence est une forme de violence. Je mets ça sur le compte du mal-être individuel de chacun. Mais que ça suinte à ce point…J’espère que je développerai une relation agréable avec quelques collègues. Je n’en demande pas plus. Quelques sourires, quelques échanges de nouvelles, quelques anecdotes. Merci beaucoup pour tes mots compréhensifs.

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      • Carole dit :

        Aucune affinité, aucune envie de faire connaissance, passe encore, on ne peut pas forcer les gens. ..mais un bonjour ça reste la base ! Ça me de passe, à ce stade.

        Concernant le congé parental, tu as droit d arrêter de travailler, totalement ou partiellement et ton employeur ne peut pas s y opposer, à n importe quel moment avant les 3 ans de ton enfant.
        La CAF n indemnise (ou complète le temps partiel) que jusqu’aux 2 ans. Évidemment, les conséquences par rapport à ton poste si tu es dans l Éducation Nationale, je ne maîtrise pas. Mais pour ce qui est juste de la prise du congé , c est toujours jouable.
        En tous cas je ne savais pas que vous étiez aussi « liés  » à l Educ Nat sans trop de portes de sortie! (Ça fait un peu secte vu de l extérieur 😂😂 humour évidemment hein..au cas où tes collègues 1er degré passeraient par là. .)

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      • LafamilleB dit :

        Merci pour ces infos Carole! Moi non plus je ne savais pas qu’on était aussi liés, d’ailleurs les personnes à qui je m’en suis ouverte suite à mes recherches débarquaient autant que moi…c’est la douche froide. Et 😊 pour la secte…c’est un peu ça!

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  6. Ariane dit :

    Je suis moi aussi triste de lire cela car j’avais de beaux espoirs pour toi dans ton école aux briques rouges. Comme tu le dis, les conditions sont pourtant réunies pour que tu retrouves la motivation : deux jours seulement de travail, des élèves enfin normaux, et pour ce qui est des collègues, tu dis toi-même que tu ne peux pas revivre ce qui est amené de toute façon à bouger. Je conclus de tout cela que la remise en question était justifiée : c’est le métier qui ne te sied plus. Mais je ne sais pas comment il est possible pour toi d’évoluer, de changer de voie… Une chose est sûre : s’il faut le faire, c’est maintenant, pas dans 10 ans. Car à mon avis, il est dommage d’exercer le métier d’instit sans passion. Et encore plus dommage pour toi de perdre du temps à trouver la nouvelle voie qui te comblera. Il faut te focaliser non pas sur une insatisfaction, mais bien sur le fait qu’on a tous le droit à des tranches de vie différentes. Cela ne remet pas en cause ce choix professionnel que tu as fait au départ, il correspondait à tes aspirations d’avant. Sauf que tu as changé, tu n’es plus la même personne, tu as du recul sur le métier, tu as vécu d’autres expériences et ce qui te convenait hier ne te convient plus aujourd’hui. Tu en as le droit. Reste à voir comment il est possible maintenant d’aller vers une nouvelle voie.

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    • LafamilleB dit :

      Si tu savais à quel point ce métier n’est pas une passion pour de noooooooombreuses enseignantes. Pour la majorité. Et je le revendique. Mon métier, c’est ce qui me permet de vivre. Ce n’est pas une passion. Mais il me plaît encore par certains aspects. Je pense le faire correctement et consciencieusement.
      Ton message est extrêmement juste, parce que je m’en suis voulue, j’avais toutes les cartes en main, je ne comprends plus comment j’ai pu choisir cette voie. Mais le temps n’est plus à l’auto-flagellation. Je continue à explorer des pistes. J’ai appelé les syndicats aujourd’hui, je peux demander un congé de formation (que je n’aurai pas avant plusieurs années) jusqu’en décembre, et les choses sont peut-être un peu moins fermées que ce que je croyais. Je vais m’inscrire, j’aurai l’impression d’agir. Mais le chemin s’annonce long et compliqué…

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  7. Alice dit :

    J’ai moi même mutée, il y a deux ans pour un collège juste derrière chez moi…D’une REP+ je passe à un petit collège tranquille, la possibilité d’amener mes enfants à pieds à l’école et d’aller à pieds travailler….Le bonheur! Je quitte une équipe de rêve mais je ne m’en fais pas…. Et là, la douche froide…..Une équipe « vieillissante » totalement à l’opposé de moi, totale incompréhension, aucun second degrés….Un prof pré retraité qui me harcèle, envoie des mails d’insulte à tout le réseau, les parents……je suis en décembre en pleurs me demandant ce qui a bien pu me passer par la tête! Ce que j’occulte totalement à l’époque dans tout ce « merdier »: une qualité de vie exceptionnelle avec mes goonies, des élèves exceptionnels en classe…..Deux années se sont passées….J’ai appris à maîtriser l’hypocrisie à merveille avec certaine personne, des « complicités » de travail se sont crées, de nouveaux collègues et de nouvelles vraies amitiés dans la vie. J’ai fait le deuil de mon ancienne équipe, j’ai accepté et je commence doucement mais surement à m’y sentir bien dans ce nouveau collège!

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    • LafamilleB dit :

      Ton article illustre bien comme un mal-être peut occulter les « avantages » les plus manifestes…mais il est encourageant. Tout n’est pas perdu. Je vais peut-être me découvrir des affinités exceptionnelles avec certains…et puis les gens bougent, les équipes évoluent…

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  8. Amandine dit :

    Bon, ben, comme j’arrive bonne dernière sur les commentaires, je me contenterais de : « Ca va mieux? ».
    Et aussi que des remises en question professionnelles on en a tous. Ca n’existe pas un groupe de parole pour instit? Nous on fait ça entre psy du CH et c’est vraiment cool et permet d’avancer.

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    • LafamilleB dit :

      Bah, comme je suis en vacances ça va mieux, je suis motivée pour préparer ma classe donc c’est bon signe…je bosse bien avec ma psy aussi…bref j’espère que l’apaisement s’installe…
      Les groupes de parole c’était constamment avec mes anciennes collègues…avec les nouvelles, je ne m’y risquerais pas, je n’ai pas suffisamment confiance.

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