Du droit à pleurer devant ses enfants

Récemment, j’ai lu sur un site l’interview d’une « coach familiale », qui expliquait que « pleurer devant ses enfants », on pouvait, mais en fait nan pas trop quand-même. Je n’ai pas aimé son point de vue et ses arguments. Je vous explique pourquoi.

Je suis ce qu’on appelle une hypersensible. Je ne pleure pas pour rien. On ne pleure jamais pour rien. Mais les pleurs sont pour moi une façon d’extérioriser toute une palette d’émotions: tristesse, peur, joie, surprise, compassion, pitié, effroi, honte, déception. Ajoutez à cela que dès que je vois quelqu’un pleurer, je pleure, et vous avez un aperçu de toutes les occasions de chialer qui se présentent à moi.

femme plurer

Vous vous en doutez, je pleure non pas souvent, mais régulièrement, même si je pleure moins que dans ma prime jeunesse. J’ai déjà pleuré devant mes amis, ma famille, mes collègues, la nounou, et toute une palette de praticiens allant de notre pédiatre à ma gynécologue. Mais je pleure extrêmement rarement, voire jamais devant d’illustres  inconnus, ou devant des gens très froids. Mes pleurs ne sortent pas dans un contexte d’indifférence ou d’antipathie (étrange d’ailleurs, non?).

Les gens qui me connaissent (dont les praticiens) savent que ça fait partie de moi et ne s’en étonnent plus. J’aime bien quand on accueille mes pleurs, je n’aime pas et n’ai jamais aimé qu’on me lance des: « Bah faut pas pleurer! » « Bah pourquoi tu pleures pour ça c’est rien!! ». Comme si je choisissais de pleurer. La coach suscitée nous enjoint en cas de pleurs intempestifs de faire appel à notre « bon sens », terme qui n’a justement aucun sens me concernant:

« Ainsi, il faut user de son gros bon sens pour savoir à quel moment il est approprié de pleurer. »

Je comprends que mes pleurs impromptus et parfois déplacés, presque impudiques, puissent mettre mal à l’aise et ça me navre et me déstabilise. Quand je sens que je vais pleurer, je fais des efforts monstrueux sur moi-même pour me retenir, jusqu’à m’en mordre les lèvres. Parfois, j’y parviens. Souvent non. Je ne peux tout simplement pas faire autrement. Par ricochet, j’accueille toujours les pleurs de quelqu’un avec respect et compassion. Je n’ai jamais jugé et ne jugerai jamais quelqu’un parce qu’il pleuré en public, quelque soit la raison de ses pleurs.

Bien évidemment, je préférerais ne jamais pleurer devant les autres. J’ai toujours admiré les gens « forts ». Quand je pleure, c’est comme quand je rougis: je me sens toute nue. Je m’expose. Mais croyez-le ou non, cette faille crée plus facilement des liens avec de nombreuses personnes (pas toutes). Comme si le fait de pleurer, toujours spontanément et involontairement et en me retenant le maximum par ailleurs, faisait tomber un mur, celui des faux-semblants.

Dans ces conditions, vous vous doutez bien que j’ai déjà pleuré devant les enfants. De nombreuses fois. Selon la fameuse coach, on a le droit de pleurer dans « les grandes occasions »: deuil, perte d’un emploi, divorce, maladie:

 » Si un évènement bouleversant survient dans notre vie; la perte d’un emploi, la perte d’un être cher, la maladie, une séparation; ce sont de « bonnes raisons » de pleurer. »

Mais alors pleurer pour le reste, c’est « pleurer pour rien », et étaler sa faiblesse. Et donc montrer à ses enfants qu’on est faible. Qu’on ne sait pas gérer ses émotions. Son discours se focalise par ailleurs sur la peine et passe sous silence toutes les autres raisons de pleurer:

« Par contre, si on a tendance à être bouleversée facilement et qu’on pleure régulièrement « pour rien », on envoie le message à nos enfants qu’on n’est pas solide. »

Je ne suis pas d’accord avec son point de vue. Je ne me considère pas comme quelqu’un de faible. Mais alors pas du tout. Fragile, oui, mais faible, non. Ces deux adjectifs peuvent passer pour synonymes. Ils ne le sont pas. Je ne suis pas inaltérable. Mais j’ai du courage à revendre.

Je n’aime pas ce discours qui selon moi, appelle à renier sa nature, à faire semblant, à cacher ses émotions parce que c’est bien connu, nous sommes dans une société où le bonheur est une façade obligatoire, et où il n’est pas de bon ton de ne pas aller bien. 

Alors bien entendu, quand je pleure devant mes filles, je ne le fais pas de manière explosive, j’essaie d’y mettre un terme rapidement, je m’isole, je leur explique. Mes enfants ne m’ont jamais consolée. Je n’ai jamais voulu faire de mes filles « mes doudous ».
Mais me retenir, ça voudrait leur dire en substance qu’on ne pleure pas, même quand on est juste un peu fatigué, déçu, perdu. Que pleurer est honteux. Que montrer ses émotions ne se fait pas. Que flancher au quotidien n’est pas respectable ni acceptable, et que la souffrance n’a de dignité et de valeur qu’à partir d’un certain seuil et d’une échelle bien établie. 

Ce ne sont pas les valeurs que je veux inculquer à mes enfants. Et puis, pour contrebalancer ma nature, je peux toujours compter sur le stoïcisme, le côté terre-à-terre et pragmatique de mon mari. Je ne suis pas le seul « exemple » que côtoient les filles, elles voient bien que pour un même événement, de multiples réactions différentes sont possibles et acceptables. Je regrette juste que les pleurs soient si codifiés sexuellement et plains parfois les hommes, conditionnés à les retenir dès le plus jeune âge.

Hamid me dit souvent qu’il craint que je ne fasse des filles des hypersensibles, comme si c’était une tare ou un handicap (il m’a pourtant épousée en connaissance de cause!), au lieu d’y voir une source potentielle de compassion et de compréhension d’autrui.

Quant aux gens qui m’avancent la nécessité de relativiser et me disent qu’« il y a pire », je réponds que bien-sûr, il y a pire, il y a toujours pire, mais j’ai toujours pensé que retenir des pleurs personnels ne résolvait en rien les problèmes de guerre, de cancer et de la faim dans le monde.

En revanche, je rejoins cette brave coach sur la nécessité de verbaliser au maximum et de montrer qu’on cherche des solutions, qu’on agit pour surmonter la source de ses pleurs.

Le discours éducatif ambiant ne cesse de nous enjoindre d’accueillir sans juger, de verbaliser, d’accompagner les émotions de nos enfants. Une fois adulte, nous devrions les circonscrire, les camoufler, les édulcorer, pour les faire entrer dans les cases des pleurs socialement acceptables? Tout ce qu’on fait en tant que parent n’est pas suffisant, il faut en plus qu’on nous culpabilise de ne pas être des rocs au quotidien?

Faites-vous partie de la famille des (hyper)sensibles? Quel est votre rapport aux pleurs? Je suis curieuse de lire vos avis et vos réactions!

Article source complet à retrouver sur mamanpourlavie.com: Pleurer devant ses enfants…oui ou non?

40 réflexions sur “Du droit à pleurer devant ses enfants

  1. Ariane dit :

    Alors, je ne me reconnais pas dans cet article car je pleure rarement et je crois que ce n’est arrivé qu’une seule fois devant Bérénice, pendant ma grossesse, avec les hormones ou sauf quand elle était petite et refusais de manger, je craquais. Mais une chose est sûre : je milite pour le droit à être soi, surtout avec ses enfants ! Du moment que tout est verbalisé, que tes filles comprennent bien qu’elles n’y sont pour rien, qu’elles ne sont pas là pour jouer les consolatrices, je pense que tu as bien le droit d’exprimer tes émotions. C’est toujours mieux que de ne pas le faire, dans une société qui a tant de mal à extérioriser : ça c’est ce qui détruit à long terme. Par contre, ton article m’en inspire un autre, qu’il me plairait de te voir traiter : se disputer devant les enfants, oui ou non ?

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    • LafamilleB dit :

      Merci pour ton retour Ariane, c’est cool d’avoir l’opinion d’un roc 😉
      Une seule fois devant Bérénice, après ce que tu as traversé: pfiouuuuu! Je serais transformée en rivière 😂
      Très bonne question sur les disputes, j’ai ma petite idée, je verrai comme d’habitude si une anecdote ou de la réflexion m’apportent de la matière!

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      • Ariane dit :

        Pour te dire, je n’ai même jamais pleuré devant ma psy consultée après la mort de ma mère (que j’ai pourtant appréciée et qui m’a beaucoup aidée). Mais je ne sais pas en fait si c’est vraiment bon, ça dénote quand même une incapacité à lâcher prise, à se montrer soi devant les autres. Il me semble que tes réactions sont plus saines.

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  2. Lucie dit :

    Moi aussi je fais partie du groupe des « chialeuses »!!
    D’aussi loin que je me souvienne les pleurs ont toujours fait partie de moi. Je peux pleurer par tristesse, par joie, par peur, par épuisement.Bref autant d’occasions et de lieux où mes pleurs ont pu surgir. Alors tu t’en doutes moi non plus je ne suis pas du tout d’accord. Pour moi ne pas pleurer devant mes enfants reviendrait à leur transmettre l’idée selon laquelle on ne pleure pas devant les autres, on ne pleure que quand on est triste, tout seul à l’abri des regards… Je ne suis pas comme ça. Quand les émotions me submergent, je pleure. Par contre, mes pleurs s’accompagnent toujours d’une parole et ne durent pas pendant des heures. Et comme toi pas d’enfants doudous, d’ailleurs je ne cherche pas spécialement à avoir une réaction en face de moi quand je pleure. C’est avant tout pour me soulager moi. Je tiens à verbaliser à mes enfants mon besoin de faire sortir ces émotions. Et dans mon cas, je veux aussi que mes garçons sachent qu’ils ont le droit de pleurer même s’ils sont des garçons, que pleurer permet aussi de libérer énormément de tensions et d’apaiser. En début d’année pour ma grossesse, j’ai dû faire une amniocenthèse, donc tu t’en doutes grosse angoisse et donc belles crises de larmes. Mais j’ai expliqué à mes enfants pourquoi je pleurais, l’inquiétude que j’avais pour ce futur bébé. Bien évidemment, je n’ai pas passé des journées à pleurer non stop mais je n’ai rien caché de mes émotions. Et quand il y a des émotions trop fortes j’utilise aussi les livres pour que mes enfants puissent poser des mots sur leurs larmes.
    Je préfère intégrer mes larmes à ma vie, plutôt que de les ignorer ou pire de les refouler.

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    • LafamilleB dit :

      Ouf, je me sens moins seule 😅
      Merci pour ce beau commentaire Lucie, qui rejoint à peu près tout ce que je peux ressentir, projeter et réfléchir à propos des pleurs. Je trouve ça formidable que tu ne mettes aucune pression à tes garçons, ces derniers en ont tellement, pas forcément petits, mais à partir d’un certain âge il leur devient interdit de pleurer (on ne sait jamais, on pourrait devenir gay en pleurant trop).
      Moi non plus je ne pleure pas pour susciter des réactions. Je pleure, c’est tout. Ça peut être effectivement un exutoire (je te comprends tellement pour l’amniocenthèse).
      « Intégrer les larmes à la vie »: ❤️

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  3. Madame Bobette dit :

    Je pleure souvent aussi… Et encore plus depuis que Tess est là. Dernièrement, j’ai remarqué que quand elle me voyait pleuré, ça la paniquait un peu de ne pas comprendre. Du coup, j’essaie de faire un peu plus attention. Mais je sais que cette incompréhension lui passera et de toute façon, je suis tout bonnement incapable de me retenir de pleurer quand ça arrive…

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    • LafamilleB dit :

      J’ai vécu aussi ces moments de solitude quand ton petit te regarde avec de grands yeux perdus et un peu paniqués. J’ai toujours eu le réflexe de verbaliser et de minimiser la gravité de mon état.
      Aujourd’hui, mes filles savent que je pleure facilement. Elles ne s’en étonnent plus non plus. Elles savent que ce n’est pas synonyme d’apocalypse. Je te rejoins, on ne peut contraindre notre nature de toute façon!

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  4. annima.fr dit :

    Je pleure aussi beaucoup… et je m’étais retenue quand mon père est mort, enfin, j’essayais de ne pas toujours pleurer dans les semaines qui ont suivi, devant mon fils. Sauf qu’un jour, j’ai craqué. Et c’est là que mon fils m’a avoué qu’il allait aussi pleurer dans sa chambre parfois suite à ce décès. En pleurant, je venais de libérer sa parole et son droit à être triste…

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  5. doublerose dit :

    c’est fou cette éducation bienveillante qui nous dit « he les parents soyez forts et souriants en permanence pour accueillir les émotions de vos enfants. »
    Je pars du principe que oui j’accueille les émotions de mes enfants, que par moment, ils sont fatigués, triste, excités et que tout cela rejailli dans leur comportement et que je le dois le prendre en compte.
    Mais inversement, j’estime qu’eux aussi doivent apprendre à vivre avec les émotions d’autrui, en l’occurrence leurs parents. Et qu’il nous arrive à nous aussi d’être fatigué, submergé par nos émotions.
    Elle est où la bienveillance envers les adultes si on nous oblige à porter constamment un masque neutre?
    Elle est où l’apprentissage de l’empathie?
    Il m’arrive de dire à mes filles « ce soir, je suis fatiguée et quand je suis fatiguée, je suis énervée » et cela leur permet de comprendre que ce soir là il va falloir être un peu cool, sinon je risque de crier.
    Inversement, elles (surtout l’ainée de 6 ans) me disent parfois que leur journée a été compliqué et qu’elles sont fatiguées et énervée (oui chez nous quand on est fatigué on est de mauvaise humeur) et j’agis en conséquence en prenant le temps d’être câline et en évitant de les brusquer sur les choses à faire. (je ne cache pas que cette verbalisation est encore compliquée avec la cadette de 3 ans)
    Il m’est arrivé de pleurer et qu’elles me prennent dans leurs bras pour me consoler (lors d’un deuil). Et pourquoi pas?
    Je pense que ce qui est compliqué c’est quand n’explique pas ce qui se passe. Qu’on pleure sans leur dire pourquoi (ça peut les angoisser) ou qu’on crie pour une raison anodine sans leur avoir expliqué avant que ce soir c’est pas la joie et qu’on risque d’être un peu sur les nerfs.
    Soyons bienveillant envers nous-même et donnons nous le droit d’être juste humain, donc pas des statuts de cire qui affichent un sourire de circonstance en toute occasion.

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    • LafamilleB dit :

      Oui, tu as raison finalement, même ce « les enfants n’ont pas à consoler leurs parents » est culpabilisant et en rajoute une couche. Se faire un petit câlin bienfaisant ce n’est pas remettre en jeu nos rôles et notre place dans la famille!
      Et je suis totalement d’accord avec toi: l’empathie est un apprentissage et de nombreuses personnes en sont dépourvues. A nous de montrer la voie aux enfants, pour un peu plus d’humanité dans ce monde de brutes!

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  6. Quatre enfants dit :

    Je suis exactement comme toi. Et entièrement d’accord aussi. Pleurer n’est pas un signe de faiblesse et respecter ses émotions et celles des autres est important. Je pleure très souvent, mais je suis pourtant quelqu’un de fort (enfin je crois!). Je n’aime pas ce trait de caractère chez moi…Le pire étant les pleurs au bureau …. C’est quand même bien la honte ! Mais si les larmes arrivent, je les laisse jaillir. Ca va mieux juste après. Par contre j’essaie toujours de minimiser auprès des enfants. Un « c’est rien, maman est fatiguée, ou ne vous inquiétez pas, tout va bien, je pleure mais rien de grave », je pense que c’est toujours utile pour ne pas les faire flipper.

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    • LafamilleB dit :

      Ah, moi non plus je n’aime pas ce trait de caractère…et je crois aussi que le travail entre dans ma top liste des lieux les plus honteux…avec le restaurant (si, si!!!)!
      Et j’ai moi aussi ce réflexe de minimiser, pour leur dire que malgré tout, je garde un semblant de contrôle.

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  7. Cendra dit :

    Je suis du genre hypersensible aussi, je pleure souvent, les émotions montent vite. Et j’approuve com-plè-te-ment ton article!
    J’avais fait d’ailleurs un article sur le fait d' »être fort ». Selon la société, être fort, c’est être capable de retenir ses émotions, c’est ce qu’on nous demande comme tu le dis si bien, on ne doit pas trop exprimer d’émotions, rester sobres, neutres, sinon ça met mal à l’aise, on a tellement pas l’habitude d’être « vrais »! Moi je pense que « être fort » c’est, au contraire, écouter ses émotions, les reconnaitre, leur laisser le droit de s’exprimer, et connaitre notre fonctionnement et ce dont nous avons besoin pour les faire s’en aller tranquillement.
    Je pleure parfois devant mes enfants et c’est très bien ainsi. Je leur explique pourquoi je pleure et le fait que ça me fait du bien. Tout simplement. On a le droit de pleurer pour toutes les raisons du monde, nous sommes des êtres sensibles et émotionnels!

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    • LafamilleB dit :

      Merci pour ton commentaire, je suis allée voir ton article que je trouve tout bonnement génial, très riche et intéressant. Grâce à toi, j’ai appris que j’étais une méga-bombe-de-fortiche! 😉
      Chez moi, c’est les montagnes russes émotionnelles constantes. C’est éprouvant, mais j’ai paraît-il une vie intérieure très riche. On ne peut pas tout avoir 😅
      J’ai beaucoup aimé ton image du mur, l’idée que la personne ressent les choses mais n’en a pas conscience. J’en connais des gens qui refoulent…ma psy me dit que ça leur pète à la gueule un jour, et qu’ils finissent par souffrir plus que moi, qui ai souffert sur le moment. On a tant et tant à dire sur la nature humaine et les conséquences de l’éducation sur elle…merci pour ton article!!

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  8. maman dit :

    On aurait pu m’appeler « Madeleine Wallace » comme dit Yolande Moreau dans un de ses films 🙂 ! Madeleine de l’expression « pleurer comme une Madeleine » (référence biblique 🙂 et Wallace comme les fontaines !

    les chiens ne font pas des chats. Je n’ai jamais été honteuse de pleurer, je suis comme ça, faut « faire avec ». Du coup, j’ai beaucoup d’empathie pour les gens

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  9. Amandine dit :

    ah la la!! je suis au top d’accord avec toi sur plein de points mais surtout sur ce point que je ne cesse de répéter au boulot : vous n’êtes pas FAIBLE! ARGGGG Que je déteste ce mot plein de préjugés. Bouh!! pas beaux les faibles!!!! Pas bien de ne pas être courageux!!!!

    Pleurer…est ce une faiblesse ou du courage?? (Vous avez 4 h! ^^)

    Et 2nde chose : pleurer c’est prouver qu’on est humain et pas un robot. On rit à une bonne blague et on ne pourrait pas pleurer quand on est triste ou quand on en ressent le besoin??
    Alors oui, il y a une certaine pudeur à pleurer. Moi la 1ère je n’aime pas trop ça. Mais quand mes patients s’excusent de pleurer devant moi (ce qui arrive assez souvent), je leur dit sur un ton un peu théâtrale : « oh!!! Vous savez, plus vous pleurez, plus je gagne de l’argent, alors ça ne me dérange pas ». En général, ça surprend et ça fait sourire. Alors j’enchaîne sur : « mais si je vous faire rire, alors je gagne le triple donc ça me va aussi ». (Une seule personne depuis que je dis ça m’a demandé si c’était vraiment vrai ^^).

    Alors, pleurez, riez, râlez, ne dites rien…mais faites le et bien!

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    • LafamilleB dit :

      Bon bah avec toutes ces réactions je vais finir par penser que c’est du courage hein 😂
      Maaaaaais oui, pour le rire!! Le rire est vachement privilégié nan?
      En tout cas je ne m’excuse plus devant ma psy, pfiouuuuuu, ni devant mon pédiatre d’ailleurs, pfiouuuuuu…les pauvres 😂

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  10. GToch dit :

    Hypersensible depuis… heu… Toujours 😀
    Et depuis toujours j’essaie en vain d’expliquer aux gens que NON je ne vais pas mal sous prétexte que je pleure.
    Je laisse mes enfants pleurer autant qu’ils le veulent et je déteste lorsque Papa leur demande d’arrêter. Genre ça se commande !
    Bienvenue au club 😀

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  11. mamansurlefil dit :

    Je fais partie de ces hyper-sensible et j’ai refilé le gêne à mes enfants… Parfois, je m’en veux un peu car ce n’est pas tous les jours simple à gérer, à accepter, à faire accepter, à assumer… Puis des fois, je me dis que c’est une vraie force, cette sensibilité car elle s’accompagne d’une vraie empathie, d’une vraie gentillesse, d’une vision de la vie hyper mature… Alors, laissons les pleurer, laissons nous pleurer, tout en verbalisant un maximum… Merci pour ce très beau billet !
    Virginie

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  12. Candy dit :

    Moi aussi je pleurs régulièrement, mais je sais « me retenir » devant les inconnus. Genre ce matin ma voisine m’a demandé si j’avais toujours mon petit chien, je lui ai répondu que non elle était morte (j’étais rivière à l’intérieur, je crois que j’ai pleuré 3 fois dans ma voiture en pensant à ma chienne cette semaine – et pourtant elle nous a quitté début aout). Elle était désolée et ses yeux avaient rougis parce qu’elle avait perdu aussi son chien quelques mois après son emmenagement. J’ai pas pleuré, mais une fois rentré chez moi j’ai du sécher quelques larmes et le cacher à mon chéri… parce que si j’en parler, je savais que j’aurais du mal à m’arrêter.
    Mais si j’ai envie de pleurer je pleure, mais pas devant les inconnus ça ne sort pas. Mais devant famille / amis ben je peux craquer, ils m’ont tous déjà vu pleurer parce que je suis émotive. Puis après avoir pleurer on se sent mieux, j’ai pas envie de rouiller de l’intérieur xD

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    • LafamilleB dit :

      Merci pour ton commentaire. Je crois qu’on se retient davantage devant des inconnus car nos pleurs sont plus risqués, on ne sait pas si la personne en face a un minimum de capital sympathie pour nous…au lieu d’être soulagé on a honte! Rouiller de l’intérieur: 👍🏻

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  13. legreendeliblog dit :

    Je pleure devant ma fille, parce que mes nerfs lâchent parfois ou juste parce que à ce moment la j’en est besoin ! Et j’assume totalement, depuis quand on est faible de pleurer devant son enfant ?! Je suis super sensible, d’ailleurs ma fille aussi et j’aime ça, je ne compte pas lui apprendre à se cacher. Ton article est super !

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    • LafamilleB dit :

      Merci beaucoup pour ton retour, l’interview de cette coach, relayée par un site ayant beaucoup d’audience, montre que malheureusement, notre opinion est loin d’être partagée par tout le monde et socialement acceptée.

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  14. Nadine Debert dit :

    tout comme ta maman et comme toi livia, c’est de famille, j’ai dû être forte trop forte souvent je n’avais pas le choix et pour lucie je disais que j’avais un rhume mais bon j’étais quand même souvent enrhumée, j’assume le droit de pleurer, de craquer, de me vider, je me souviens d’une réflexion que ma mère disait  » tout ce qui n’est pas bon dedans il faut le mettre dehors »! n’ayons pas honte de nos larmes elles sont NOUS ! et comme ta maman et toi j’ai beaucoup d’empathie pour les gens – je t’embrasse ma jolie pleureuse !!! je t’aime

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  15. mamanpavlova dit :

    Je suis une chileuse de nature, enfin je l’etais depuis ma fille, je ne sais pas pourquoi mais j’en ressens beaucoup moins le besoin.
    Le peux de fois ou c’est arrrivée elle etait tellement angoisée que cela ma appris a prendre sur moi et a me lacher apres son dodo… Ma fille est extrement sensible a mon etats, si je me blesse en cuisinant par exemple et que j’ai mal, elle pleure… cela ma appris a bcp me temperer et cela me fait le plus grand bien

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  16. lulalovegood dit :

    En tant que fille, j’ai une maman qui ne montre jamais ses émotions et je peux te dire que quand je l’ai vu pleurer pour la première fois (j’avais 15 ans, j’en ai 25 aujourd’hui) ça m’a fait un énorme choc et rien que d’en parler j’en ai les larmes aux yeux.. Alors je ne dis pas qu’il faut pleurer tout le temps mais clairement je ne pense pas que se retenir de pleurer devant ses enfants soit une solution.. D’ailleurs je suis une hypersensible malgré le fait que mes parents n’aient que très peu pleurer en ma présence alors ne t’inquiète pas pour tes filles ça ne veut rien dire :). L’important me semble vraiment d’être soi..

    Aimé par 1 personne

    • LafamilleB dit :

      Un grand merci pour ton commentaire qui prouve qu’il n’y a pas forcément de transmission par l’exemple. Je comprends parfaitement ce que tu as pu ressentir en voyant ta mère pleurer, moi ça le fait avec mon père et ça me bouleverse comme jamais…alors oui, je pense que les pleurs doivent être intégrés à la vie, comme ça a été dit plus bas, pour en faire une réaction naturelle au sein de la famille.

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  17. Marine dit :

    Je suis ègalement trés sensible et émotive. Récemment je prèparais une réunion qui m.angoissait énormément car elle allait aborder un redecoupage géographique concernant mon poste et les changements envisagé allait me concerner et ce qui était prévu semblait injuste et inéquitable. Je dis à mon conjoint « j’apprehende la réunion car elle va susciter beaucoup d’emotions et j’ai peur de pleurer »et il me dit oh non tu ne vas pas faire ça. Cela m’a mise en colère comme si ces larmes étaient une marque de faiblesse et pire comme si je pouvais les contrôler. Je ne suis jamais tres à l.aise quand je pleure car ça touche à mon intimité ou quand je vois quelqu’un pleurer car je suis très peiné pour l’autre.mais ça reste pour moi une émotion saine qui sert à « réparer »…et en même temps lorsque je vois quelqu un pleurer je suis encore plus à l.ecoute de sa souffrance et j.essaye d’être au maximum disponible pour accueillir ses sentiments. Bravo pour ton article, il est très joliment ècris.

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    • LafamilleB dit :

      Très récemment, avant d’être franche avec mes collègues, j’ai annoncé à l’une d’entre elle que j’allais tout lâcher mais que j’avais peur de pleurer. Elle m’a dit: « Faut pas pleurer Livia ». Bah nan, faut pas. Je sais. Mais c’est pas comme si je pouvais me dire « Attention ma grande, faut pas là hein, alors hop, on m’essuie ces petites larmes qui perlent, on étouffe cette émotion et c’est réglé! » Alors je comprends que cette incompréhension t’énerve. Je pense qu’elle vient de gens à l’exact opposé de nous, qui ressentent peu d’émotions et qui saisissent mal qu’on puisse se mettre dans ces états.
      Hamid n’essaie même plus de me dire qu’il faut pas 😂
      C’est bien que tu trouves que les larmes « réparent ». Je t’avoue que pour moi c’est loin d’être toujours le cas. Parfois elles me laissent vidée, mais dans le mauvais sens du terme, comme échouée.
      Merci beaucoup pour ton retour 😘

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