Du droit à pleurer devant ses enfants

Récemment, j’ai lu sur un site l’interview d’une « coach familiale », qui expliquait que « pleurer devant ses enfants », on pouvait, mais en fait nan pas trop quand-même. Je n’ai pas aimé son point de vue et ses arguments. Je vous explique pourquoi.

Je suis ce qu’on appelle une hypersensible. Je ne pleure pas pour rien. On ne pleure jamais pour rien. Mais les pleurs sont pour moi une façon d’extérioriser toute une palette d’émotions: tristesse, peur, joie, surprise, compassion, pitié, effroi, honte, déception. Ajoutez à cela que dès que je vois quelqu’un pleurer, je pleure, et vous avez un aperçu de toutes les occasions de chialer qui se présentent à moi.

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Pourquoi je n’ai pas allaité mes enfants, en 10 raisons

Le discours ambiant, depuis de nombreuses années maintenant, est clairement pro-allaitement. L’OMS, les professionnels de santé, les magazines, les bloggueuses, vous disent tous que c’est le meilleur choix pour nos enfants, et je suis à peu près d’accord avec eux. Sur le fond.

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En plus, il faut le reconnaître, c’est vraiment beau. C’est la classe, quoi.

Car sur la forme, je fais partie de ces mamans qui ne se reconnaissent absolument pas dans l’allaitement.

Mon renoncement à l’allaitement n’est pas une non-position, une sorte de capitulation par défaut qui ne s’assumerait pas. Renoncer, c’est choisir. J’ai choisi de ne pas allaiter. Du moins la cadette et la benjamine. L’aînée, on a essayé de me faire croire que je voulais.

Loin de moi l’idée de jeter la pierre à celles qui allaitent, ni de faire du pro-biberon, non, je veux vous raconter ici pourquoi je n’ai pas allaité mes enfants, tout comme certaines vous racontent pourquoi elles l’ont fait.

On y va?

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Look et maternelle: 10 ans de résistance

Coquette et féminine, je l’ai été dès le lycée et la fac. Je me mettais souvent en jupe et talons. Je me vernissais les ongles et changeais de couleur de vernis tous les deux jours. Je me maquillais et changeais de coiffure tous les jours. J’assortissais mes bijoux à mes vêtements.

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Tout cela, je le fais encore. La différence, c’est que je suis entrée en résistance.

Un jour, j’ai eu une discussion look avec mes (anciennes…snif) collègues, et le débat portait sur cette question: Quand on est instit de maternelle, faut-il renoncer à « bien » s’habiller? (Z’avez vu? Passionnants, nos débats du midi. Je ne vous dis pas le choc maintenant que je ne fais que parler cahiers de réussite et répartition de compétences).

Parce que la réalité quotidienne, à l’école maternelle, c’est ÇA:

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J’peux pas, j’ai psy.

Ceux qui m’ont lue précédemment le savent: j’ai débuté une psychothérapie quasiment à la date de début de ma 3ème grossesse (un mois avant), en mars 2016.

Cet article est dans les cartons depuis 4 mois. Une personne m’a aidée à me lancer à le publier en me demandant d’en parler.

Tout le monde sait que les français sont les champions du monde de prise d’anti-dépresseurs. En revanche, 5% (et encore, c’est large) de la population seulement consulte un psy (chologue/chothérapeute/chiatre), pour 2/3 de femmes (ça vous étonne? Moi, absolument pas malheureusement…). Personnellement, c’est l’une des démarches qui m’a demandé le plus de courage dans ma vie.

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Quand discutez-vous vraiment avec votre conjoint?

Mon post Facebook sur le Mac Do a suscité quelques interrogations quant à notre fonctionnement pour les repas du soir. Explications.

Nous avons je pense un fonctionnement un peu particulier (en tout cas, il semble faire exception dans notre entourage): nous mangeons toujours sans nos enfants le soir.

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Chez nous, c’est un peu la Saint-Valentin tous les soirs, le bon repas, le cadeau, les chandelles, les fleurs et la superbe tenue en moins. Ca fait beaucoup en moins, au final.

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C’est (encore) l’été, on parle épilation

Entre envie ou besoin personnels, phénomène de société et retour du poil, j’aborde mes méthodes et expériences épilatoires.

Oui, je sais. J’aime bien parler de sujets qui vont faire fuir le peu d’hommes qui me lisent. Mais après tout, on se pointe toujours lisse et guillerette sans qu’ils sachent par quels calvaires, détours, essais, ratages, douleurs et prises de tête nous sommes passées pour pouvoir leur présenter des jambes et entrejambes de jouvencelle [edit: Hamid, étant plus jeune, pensait qu’une femme, ça naissait les sourcils épilés]. Par ailleurs, ce sujet est plus profond qu’il n’en a l’air car il interroge notre rapport à la mode, au corps, à la sexualité.

En matière d’épilation, je ne suis pas du tout alternative: je fais comme la majorité et j’enlève tout ce qui est visible (et même plus). Je sais que les « pro-poils » gagnent du terrain chez les femmes, qui voient dans l’épilation une contrainte et une tyrannie sociétales imposées à la femme sous l’influence du porno et par l’industrie cosmétique, et le refus de s’épiler comme LE combat féministe du moment. Je ne me reconnais absolument pas dans ce type de mouvement car je me trouve plus jolie épilée, et que je n’ai pas de difficultés majeures à m’épiler, même si par ailleurs, j’ai conscience que cet auto-jugement est aussi une résultante de plusieurs décennies de mode et de pression du glabre.
En bref, je m’interroge sur ce carcan de l’épilation (qui date en Occident du Moyen-Âge, suite aux retours de croisade car les sociétés musulmanes ont toujours été « anti-poil »), tout en sachant pertinemment que je ne cesserai jamais de m’épiler.

 

Les prises de positions (très) concrètes fleurissent sur le net, mais c’est beaucoup moins visible dans la rue, signe que cet affranchissement est loin d’être encore facile à assumer pour celles qui le choisissent, la pilosité étant encore associée à la saleté.

Ce positionnement double, l’épilation à la fois comme choix et comme contrainte, vous le retrouverez peut-être dans le ton de cet article sur lequel j’ai passé plusieurs jours. Je pense du coup qu’il est un peu le reflet du rapport qu’entretient notre société avec les poils.

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Le bronzage et moi: histoire d’un désamour

Avant, je bronzais. Mais ça, c’était avant.

Il fut un temps où je bronzais. Je bronze d’ailleurs assez facilement de nature. Je me souviens de l’été 2002 (Diantre!! Était-ce il y a 15 ans?) celui de mon bac, où j’étais revenue des Canaries avec une peau épicée juste comme il fallait, mais suffisamment pour qu’on me complimente encore 2 mois après mon retour.

Cet été-là, je l’ai payé. Par des taches, d’abord. Par des grains de beauté, ensuite. Quand j’ai compris, trop tard, que ces derniers se démultipliaient sous le soleil tels les pains de Jésus, j’ai commencé à renoncer progressivement à m’exposer. De toute façon je débronze en 10 jours. Ma dermato, brandissant les menaces de cancer (je fais partie de la catégorie « à risque ») et les articles sur les rides ont achevé de me convaincre: les bains de soleil et moi, c’est terminé. Quand je bronze, c’est à mon insu, et le bronzage est désormais le cadet de mes soucis.

Mais, croyez-le ou non, ne pas vouloir bronzer ou s’exposer, ce n’est pas si simple.

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Ce flacon est devenu mon meilleur ami. Eh oui, c’est celui des gosses.

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